Les relations entre Etats sont devenues de plus en plus économiques et militaires que politiques. Les relations militaires ont même des objectifs économiques. La puissance économique des Etats Unis tire aussi sa source de sa puissance militaire. C’est le fonctionnement du monde qui le veut ainsi !
Désormais l’économique est au cœur des relations entre Etats. Certains pays développent même la diplomatie économique, qui occupe, une place prépondérante pour des relations internationales. La chine n’est pas en reste de cette logique de procédé quand elle vient à l’assaut du continent africain pour satisfaire ses besoins industriels. Dans cette optique, elle a érigé le Maroc en un hub financier par lequel endroit transitent les capitaux chinois vers l’Afrique subsaharienne. C’est le cas à Casablanca City. La Turquie semble avoir appris de la politique extérieure commerciale de la Chine dans un contexte mondial de guerre économique.
Les diplomates marocains sont arrivés à rassurer les pays émergents dans la conquête du continent africain en érigeant leur pays en une voie de transit vers ses différents marchés. Cette stratégie qui aura inéluctablement des conséquences économiques positives sur le Maroc. C’est une action de l’intelligence économique marocaine. Que fait la Guinée, depuis son retour sur la scène internationale, de ses passées historiques à la fois avec la Chine, le Maroc dans cette dynamique ?
Le retour de la Guinée sur la scène internationale est plus négativement politique et encore moins économique et ce, de par la manière de celui qui gouverne. Il est vrai que la Guinée est de retour dans les conférences internationales mais l’impact sur la vie des guinéens est zéro. Sur le plan politique, la Guinée projette une mauvaise image en termes de gouvernance : trois ans pour des législatives et huit ans pour les communales qui peinent encore à être installées.
En clair, la Guinée sous Alpha CONDE ne sera pas à même d’user de ses liens diplomatiques pour se poser en une voie de transit des capitaux chinois ou turcs vers les marchés ouest-africains. Cela est d’autant impossible quand on mesure le niveau de sécurité de notre pays. C’est pourquoi, l’alternance politique démocratique se pose comme l’unique alternative devant permettre à notre pays de réellement se propulser sur la scène internationale avec des dividendes profitables aux guinéens et par là, jouant un rôle majeur sur le continent.
Fodé BALDE, Jeune Républicain, LA GUINÉE D’ABORD









