Pour être logé à Conakry aujourd’hui c’est un véritable parcours de combattant pour les citoyens de la capitale. Le pays manque énormément de logements sociaux, notamment dans la capitale Conakry. Aujourd’hui les concessionnaires utilisent leurs maisons comme une source de revenu familiale. Donc les prix de la location sont fixés de manière à couvrir certains besoins de la famille et au détriment des locataires, mais généralement elles ne répondent pas à la norme confort. Et ce qui complique le plus cette affaire, c’est le comportement inadmissible des intermédiaires (démarcheurs) qui se mêlent dans la danse entre concessionnaires et locataires.
Leur rôle à eux est de trouver la maison pour les futurs locataires en demandant des avances de longue durée (deux à trois ans parfois) et en tenant compte de leur avantage. Cette pratique est vraiment détestée par les besogneux mais sont obligés de faire recours pour être abrité finalement. L’inertie de l’Etat face à cette pratique exacerbe à plus d’un titre les locataires de la capitale. Aucune disposition concrète n’a été mise en place par le département de tutelle pour la règlementation des prix des locations dans la capitale, d’où l’anarchie dans ce secteur de la vie sociale.
Et les élus sur lesquels le peuple compte n’œuvrent aucunement pas dans le sens de soulager leurs peines. Ainsi, avec de multiples projets annoncés sur les logements sociaux par le gouvernement Guinéen, rien n’augure une lueur d’espoir pour le Guinéen lambda d’être bien logé dans le futur. Car ce ne sont que des projets qui sont annoncés pour tromper une fois encore certains Guinéens. Mais en attendant c’est aux locataires d’en durer cette souffrance.
N’Poulé Napary pour rivieredusud.info


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