Suite à son mot d’ordre de ville morte, l’opposition n’a pas put retenir la population à la maison, la semaine dernière. Bon nombre de guinéens en ont mare de ces appels de l’opposition qui pour aboutir à ses fins demande le soutien de la population, en la poussant soit à rester à la maison ou à battre les pavées. Et comme nous le savons, les manifestations en Guinée ont toujours très mal tournées. Laissant derrière elles généralement, des morts d’hommes et des dégâts matériels considérables. Avec la galère, qui s’impose présentement, les guinéens ont trouvés mieux à faire, vaquer à leurs occupations était la seule réponse qu’elle pouvait donnée à cette opposition qui ne lutte que pour ses intérêts. Selon nos observations d’hier, tout a presque fonctionné, l’administration, les écoles, les commerces et même la pharmacie du vice-président de l’UFDG Fodé Oussou Fofana a ouverte ses portes. C’est la preuve que le pays est en train de traverser une turbulence économique. Le guinéen lambda a du mal à joindre les deux bouts aujourd’hui, et il est prêt à défier tout appel à manifester pour l’intérêt d’un individu, mais est plutôt prêt à se battre pour subvenir à ses besoins au quotidien. Comme le dirait l’autre « un sac vide ne peut se tenir, sinon il risque de s’écrouler ». Aujourd’hui, les guinéens commencent à avoir une vision claire de la politique. Pour eux, la lutte pour la démocratie doit être un mouvement d’ensemble ou personne ne recule, ou chacun joue sa partition et n’essaie pas de mettre à l’écart ses propres enfants ou ses neveux et vouloir exposer les enfants d’autrui, à succombés sous les bals des gendarmes et policiers.
Ainsi, comparativement aux autres années de grèves réussies que le pays a connue, cette année montre l’échec de l’opposition par rapport à son souhait de retenir tout le monde à la maison (ville morte). Vue la situation économique du pays, les guinéens ne sont pas prêts à rester dans les quartiers sans rien dans le panier de la ménagère. Pour l’instant l’opposition a fort à affaire.
N’poulé Napary








